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Les fêtes de notre Eglise


Article publié le samedi 23 août 2003.

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Elles apparaissent dans l’agenda du site et certaines ne vous sont peut-être pas familières. Alors voici quelques explications.

Le cycle annuel comprend à la fois les célébrations des divers temps liturgiques (le « temporal ») et les fêtes des saints (le « sanctoral »), que la dévotion populaire a parfois eu tendance à multiplier. Mais c’est au temporal, qui célèbre les mystères de l’Incarnation et de la Rédemption, que revient la première place : la réforme liturgique de Vatican II a veillé à rétablir cette nécessaire primauté.

On distingue dans le temporal deux cycles importants, celui de Noël et celui de Pâques, dont la célébration nous fait parcourir les mystères de notre salut dans le Christ. Tous les commencent par un temps de préparation, respectivement l’Avent et le Carême, trouvent leur centre dans la fête de la Nativité et dans le Triduum pascal, se poursuivent par le « temps de Noël » et le « temps pascal », puis s’achèvent enfin par la fête du Baptême du Seigneur et la Pentecôte. Le reste de l’année court le « temps ordinaire », qui comporte 34 semaines.

Annonciation
Elle célèbre l’annonce faite à Marie par l’ange Gabriel pour lui apprendre qu’elle sera la mère de Jésus.

Ascension
Quarante jours après Pâques, l’Ascension célèbre la montée définitive au ciel du Seigneur ressuscité. D’après les Actes des Apôtres, Jésus victorieux de la mort apparaît à ses disciples pendant quarante jours, « les entretenant du Royaume de Dieu » (Ac 1,3). Comme l’exprime le symbole de la foi : « Il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père. Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts, et son règne n’aura pas de fin ».

Assomption
Le 15 août, l’Assomption célèbre la montée au ciel de la Vierge Marie, qui a rejoint son Fils dans son corps et dans son âme. À la différence du Christ qui s’est élevé dans les airs, la Vierge est portée par les anges dans la gloire de Dieu, ce qui explique le terme d’Assomption (du latin assumere, « emporter, soulever »).
L’Assomption de la Sainte Vierge est une participation singulière à la Résurrection de son Fils et une anticipation de la résurrection des autres chrétiens.

Avent
Début de la nouvelle année lithurgique. Ce dimanche marque aussi le début du temps de préparation de Noël.

Cendres
Mercredi qui débute le carême. Les cendres bénies alors, habituellement obtenues par la combustion des Rameaux de l’année précédente, symbolisent la précarité de l’être humain face à Dieu. Après le péché originel, la poussière est l’image de la mort, liée au péché : « Car tu es poussière, dit Dieu au premier homme, et tu retourneras à la poussière » (Gn 3,19). La pratique du jeûne fait aussi explorer les limites de la condition humaine : en corrigeant les excès de table, elle invite à se reconnaître dépendant des bienfaits du Créateur. 

Chandeleur
Ce jour, le quarantième après Noël, commémore la présentation de l’enfant Jésus au Temple de Jérusalem, en même temps que la cérémonie de la Purification prescrite aux femmes juives après leur accouchement. Ces deux événements établissent le Christianisme comme découlant du Judaïsme. Les cierges sont bénis dans le but d’apporter la Lumière de Noël, vénérée et conservée dans les églises pendant 40 jours, dans l’intimité des foyers.

Christ Roi
Le Christ Roi : Le 34e et dernier dimanche du temps ordinaire, on célèbre depuis 1925 la fête du Christ Roi, institué par la pape Pie XI (1922 - 1939) qui voulait lutter ouvertement contre le laïcisme.
Hommage solennel à celui qui s’est livré pour nous jusqu’à la mort. Cette fête prépare à la nouvelle année liturgique qui commence avec l’Avent le dimanche suivant.

Défunts
Le 2 novembre est consacré à la fête des Morts, avec laquelle, à tort, on confond parfois la Toussaint. Cette commémoraison des défunts a été instituée par saint Odilon, abbé de Cluny, au début du VIe siècle.

Epiphanie
(du grec epiphainô, « faire apparaître ») : en Orient, la fête de l’Épiphanie était celle de la naissance et de la manifestation de Jésus comme Messie et Sauveur. Elle est la fête de la vraie Lumière, celle de l’étoile apparue aux Mages pour les conduire au Christ. La fête des Rois reste populaire : dans toutes nos crèches, trois « rois mages » viennent adorer le vrai Roi et lui offrir l’or, l’encens et la myrrhe. La galette des rois, bénie à la messe, symbolise le Christ, le Pain de vie (Bethléem en hébreu signifie « la maison du pain »). Les Mages ont un peu éclipsé les deux autres « apparitions » que célèbre aussi l’Épiphanie : le baptême du Christ par Jean Baptiste au Jourdain et les noces de Cana, où se déroule son premier acte public.

Fête-Dieu
Le dimanche après la Trinité, la Fête-Dieu, ou solennité du Corps du Christ, célèbre l’Eucharistie. C’est une fête populaire marquée par l’adoration et la procession du Saint Sacrement, placé dans l’ostensoir. On jonche de feuillages les chemins où doit passer le Seigneur ; on y dessine aussi des motifs à la sciure teintée. Plusieurs villes dans le monde sont connues pour la magnificence de ces processions.

Immaculée Conception
Le moyen âge anglais et normand connaissait déjà au XIe siècle une fête de la conception de marie ; on y commémorait l’événement lui-même, en s’arrêtant surtout à ses conditions miraculeuses (stérilité d’Anne, etc.). Par-delà cet aspect anecdotique, saint Anselme découvrit cependant la véritable grandeur de ce mystère opéré dans la conception de Marie : sa préservation du péché. En 1432, le concile de Bâle considérait ce mystère comme un point de foi, et Pie IX (1846 - 1878) en fit un dogme le 8 décembre 1854.

Laetare
Au milieu du Carême, le quatrième dimanche, dit de Laetare (« Réjouis-toi » : c’est le premier mot de l’introït) constitue une pause : l’Église propose une halte joyeuse avant Pâques. On n’y porte pas encore les vêtements liturgiques blancs de cette fête, mais le violet de la pénitence s’éclaircit en rose.

Mardi-gras
Dernier jour de Carnaval avant le Carême, mardi suivant Quinquagésime.

Marie, Mère de Dieu
Huitième jour après la Nativité, le 1er janvier, fut pendant quelques siècles la fête de la circoncision avant de devenir la fête de "Sainte Marie, mère de Dieu".
Cette fête est une sorte de visite à celle qui vient d’accoucher pour la féliciter de son bel enfant ainsi que l’on faisait autrefois un peu partout dans le monde.

Mi-Carème
La Mi-Carème, un jeudi, est le vingtième jour du Carème (qui en compte quarante), en exceptant les dimanches ; c’est le jeudi de la troisième semaine pleine de Carème, mais c’est en réalité le quatrième jeudi du Carème.

Noël
Du latin natalis dies, « jour de naissance » : neuf mois après l’Annonciation (25 mars), le 25 décembre célèbre la naissance du Christ et le mystère de l’Incarnation, fondement du symbolisme chrétien. Noël est aussi la fête de la sainte Famille de Joseph, Marie et Jésus, mais aussi de toutes les familles, fête de la vie qui vient de Dieu et le rejoint. La fête de Noël est célébrée pour la première fois à Rome vers 330, la date du 25 décembre est fictive, elle ne repose sur aucun document scripturaire et les traditions primitives de l’Église varient considérablement dans leurs supputations.
La solennité de Noël a christianisé la fête païenne du Natalis Invicti (« naissance du Soleil invaincu ») lors du solstice d’hiver : à cette date, l’orbe du soleil commence à remonter dans le ciel, comme l’Enfant qui va grandir. À l’inverse, le solstice d’été, au 24 juin, coïncide avec la fête de saint Jean Baptiste, le Précurseur, qui a dit de Jésus : « Il faut qu’il croisse et que je diminue » (Jn 3,30).

Oculi
Quatrième dimanche avant Pâques.

Pâques
Pâques est la célébration de la résurrection de Jésus. C’est une fête mobile, dont la position n’est pas fixée dans le calendrier civil : selon des règles établies au IVe siècle, on la célèbre le dimanche qui suit le 14e jour de la lunaison de mars, soit au plus tôt le 22 mars et au plus tard le 25 avril. Tout le cycle pascal est établi, chaque année, en fonction de la date de Pâques, et s’intercale en conséquence dans la suite des 34 dimanches ordinaires.

Passion
Ce dimanche est appelé Dimanche de la Passion, parce que l’Eglise commence ce jour là à s’occuper spécialement des souffrances du Rédempteur. On le nomme aussi Dimanche Judica, du premier mot de 1’Introït de la messe ; enfin Dimanche de la Néoménie, c’est-à-dire de la nouvelle lune pascale, parce qu’il tombe toujours après la nouvelle lune qui sert à fixer la fête de Pâques.

Pentecôte
Du grec pentêkonta, « cinquante » : le cinquantième jour après Pâques, la Pentecôte est la solennité qui clôt le temps pascal et parachève son mystère par le don de l’Esprit : réunis autour de Marie dans le Cénacle, les Apôtres sont remplis de l’Esprit Saint, qui vient sur eux sous la double apparence d’un vent violent et de langues de feu qui se posent sur chacun d’eux. Ce jour là les apôtres commencent leur oeuvre de prédication, et après le discours de Pierre, ils baptisent plus de trois mille personnes (Ac 2,37).

Quadragésime
Du latin quadragesima dies, « quarantième jour » avant Pâques : la « sainte Quarantaine » est un temps de préparation pénitentielle à la fête de Pâques. Ce délai de quarante jours est celui qui précède, pour Moïse comme pour Élie, la rencontre de Dieu sur la montagne du Sinaï. Jésus lui-même s’est préparé à son ministère public par quarante jours de jeûne au désert. Le Carême dure six semaines, mais comme on ne fait pas pénitence le dimanche, on le commence le mercredi qui précède le premier d’entre eux : c’est le mercredi des Cendres.

Quasimodo
Premier dimanche après Pâques. C’est le dimanche qui termine la semaine de Pâques et c’est pour cette raison que son appellation populaire est "Pâques-closes".

Quinquagésime
Quand les eaux du déluge se furent retirées, et que le genre humain eut de nouveau couvert la surface de la terre, la corruption des moeurs qui avait allumé la vengeance de Dieu reparut parmi les hommes, et l’idolâtrie, cette plaie que la race antédiluvienne avait ignorée, vint mettre le comble à tant de désordres. Le Seigneur, prévoyant dans sa divine sagesse la défection des peuples, résolut de se créer une nation qui lui serait particulièrement dévouée, et au sein de laquelle se conserveraient les vérités sacrées qui devaient s’éteindre chez les Gentils. Ce nouveau peuple devait commencer par un seul homme, père et type des croyants. Abraham, plein de foi et d’obéissance envers le Seigneur, était appelé à devenir le père des enfants de Dieu, le chef de cette génération spirituelle à laquelle ont appartenu et appartiendront jusqu’à la fin des siècles tous les élus, tant de l’ancien peuple que de l’Eglise chrétienne. Il nous faut donc connaître Abraham, notre chef et notre modèle. Sa vie se résume tout entière dans la fidélité à Dieu, dans la soumission à ses ordres, dans l’abandon et le sacrifice de toutes choses, pour obéir à la sainte volonté de Dieu.

Rameaux
Le sixième dimanche de Carême est celui des Rameaux, qui commence la semaine Sainte. Il commémore l’entrée solennelle de Jésus à Jérusalem, quelques jours avant sa passion et sa mort sur la Croix. L’assemblée se réunit en quelque lieu hors de l’église, où le célébrant bénit les rameaux (palmes, buis ou laurier selon les régions), et d’où part une procession vers l’église, pour la messe au cours de laquelle on lit un des Évangiles de la Passion. Les fidèles rapportent chez eux les rameaux bénits et en ornent les crucifix de leurs maisons.

Reminiscere
Cinquième dimanche avant Pâques.

Rogations
Lundi, mardi et mercredi avant l’Ascension. Jours de supplication pour les fruits de la terre et les travaux des hommes.

Sacré-Coeur
Solennité célébrée le deuxième vendredi après La Trinité. Centrée sur le symbole de l’amour humain du Christ, elle se fonde sur l’épisode de son coeur transpercé après sa mort sur la Croix. L’eau et le sang qui coulent de cette blessure sont les symboles des sacrements, qui ne cessent de sourdre du Coeur ouvert de Jésus.

Septuagésime
Troisième dimanche avant le Carême. Dans l’Eglise grecque, le Dimanche que nous appelons de la Septuagésime est désigné sous le nom de Prosphonésime, c’est-à-dire Proclamation, parce qu’il annonce au peuple le jeûne du Carême qui doit bientôt commencer. Il est aussi appelé le Dimanche de l’Enfant prodigue, parce qu’on y lit cette parabole, comme une invitation aux pécheurs de recourir à la miséricorde de Dieu.

Sexagésime
Deuxième dimanche avant le Carême. l’Eglise présente à notre attention l’histoire de Noé et du déluge universel. Malgré la sévérité de ses avertissements, Dieu n’a pu obtenir la fidélité et la soumission de la race humaine. Il est contraint d’employer un châtiment terrible contre ce nouvel ennemi. Toutefois, il a trouvé un homme juste, et, dans sa personne, il fera encore alliance avec nous. Mais auparavant il veut faire sentir qu’il est le souverain Maître.

St Joseph
Saint Joseph assure à Jésus la filiation davidique qui lui permet de revendiquer la messianité annoncé par les Écritures. Ce rôle de Joseph est surtout mis en relief par la double généalogie de Jésus que les évangéliste nous ont laissée (Mt 1, 1-17 ; Lc 3, 23-38).
Joseph est encore le patriarche en qui s’accomplit le thème patriarcal des « songes » (Mt 1,20,24 ; 2,13-19), moyen par lequel Dieu a souvent communiqué ses intentions aux hommes. De même que Jean-Baptiste est le dernier des prophètes parce qu’il désigne l’objet des prophéties, Joseph est le dernier des personnages bibliques gratifié de « songes » (Gn 37,6-11). Cette ressemblance avec les anciens apparaît davantage encore lorsque Joseph est amené à refaire pour son propre compte le voyage du patriarche Joseph en Égypte, pour qu’en lui et Jésus, son fils, s’accomplisse le nouvel Exode (Mt 2,13-23 ; Os 11,1 ; Gn 37 ; 50,22-26). Enfin Joseph est le chef de la famille, toute modeste, au sein de laquelle ses contemporains ont pu vérifier la réalité de l’incarnation de Jésus et découvrir la grandeur des humbles réalités humaines dès qu’elles servent le plan de Dieu. La dévotion populaire de saint Joseph s’est répandue à partir du XVe siècle. La fête fut étendue à l’Église universelle en 1621. Elle est fixée au 19 mars, sauf lorsque cette date se situe dans la semaine sainte ou tombe un dimanche.

St Pierre & S Paul
Cette fête est la plus ancienne fête inscrite dans le Sanctoral romain, bien avant Noël. Au IVe siècle déjà, on célébrait trois messes, l’une à Saint-Pierre-du-Vatican, l’autre à Saint-Paul-hors-les-murs, la troisième aux catacombes où les corps des deux apôtres furent cachés pendant un certain temps.

Toussaint
De l’ancien français Toz Sainz, « tous les Saints » : depuis le IXe siècle, la Toussaint célèbre le 1er novembre la mémoire de tous les Saints, et anticipe dans la joie notre propre salut.
Dès le Ve siècle, sans doute sous l’influence de l’Orient, Rome fêtait « tous les Saints » le premier dimanche après la Pentecôte, au terme des célébrations pascales. Cette fête fut reportée au 1er novembre lorsque Saint Grégoire fixa les Quatre-Temps de printemps à la semaine de la pentecôte.

Trinité
Le dimanche qui suit la Pentecôte est la fête de La Trinité, fête tardive, car le mystère de l’unité du Père et du Fils et du Saint-Esprit est la source et la fin de toute la vie chrétienne ; il ne cesse d’être célébré. Le mystère d’un seul dieu en trois personnes est la source de toute unité et de toute communion. 

Vendredi-Saint
Célébration de la Passion du Christ. Le jeûne pascal est observé ce jour là, ainsi que le lendemain Samedi saint.





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